Barça-Inter: Quand Mourinho triomphait de Guardiola
Sophie 2018-10-24 15:37:02 评论
Le FC Barcelone reçoit l'Inter Milan ce soir en Ligue des champions. Il y a huit ans, cette même affiche débouchait sur l'une des performances défensives les plus marquantes de ces dernières années. L'Inter de Mourinho éliminait alors le Barça de Guardiola en demi-finales.

27 avril 2010. Dans un Camp Nou plein à craquer, l'atmosphère avait quelque chose d'électrique. Les Nerazzuri débarquaient en Catalogne avec un avantage conséquent sur leurs adversaires. À l'aller, l'Inter s'était imposé 3-1, grâce à des buts de Wesley Sneijder, Maicon et Diego Milito. Ce résultat faisait déjà office de coup de tonnerre, d'autant plus que c'était le Barça qui avait ouvert le score. Les Catalans, tenants du titre, se devaient de réagir pour cette demi-finale retour décisive. À quelle heure et sur quelle chaîne voir Barça-Inter ? Mais José Mourinho avait tout prévu. Avec 14% de possession sur l'ensemble de la rencontre, 149 passes contre 798 pour le Barça, le but n'était clairement pas de faire le jeu. Il fallait se préparer à contenir les assauts incessants de l'armada offensive adverse. Et quand juste avant la demi-heure de jeu, Thiago Motta recevait un deuxième carton jaune, cela n'avait fait que conforter l'entraîneur portugais dans son idée. Dix guerriers poursuivaient alors le combat. Le FC Barcelone ne parvenait pas à trouver la faille face au mur mis en place par l'Inter Milan. Tout un peuple poussait ses joueurs qui butaient inlassablement les uns après les autres sur la défense ou sur Julio Cesar. Messi, Xavi, Dani Alves, Ibrahimovic... Tous ont vu leur tentative repoussée par le dernier rempart. Samuel Eto'o, héroïque, se muait parfois en latéral tandis que Cristian Chivu, un défenseur, était positionné sur l'aile gauche. Si l'équipe de Guardiola dominait outrageusement la rencontre, l'Inter s'engageait dans une résistance féroce, chacun avec ses armes pour ce combat.
L'espoir Piqué
À la mi-temps, la domination barcelonaise demeurait stérile, sans réelle solution ou alternative pour contourner la tactique adverse. Après la reprise, les Blaugrana ne relâchaient pas la pression. Les Nerazzuri non plus, plus vaillants à mesure que la rencontre avançait. Certes, la maison italienne pliait parfois, mais elle ne rompait jamais... Jusqu'à cette 84e minute où Gérard Piqué ramenait le Barça à un petit but d'une qualification (1-0). La fin de rencontre prenait une tournure complètement dingue, les Barcelonais se jetant à corps perdu dans la bataille. La forteresse italienne s'apprêtait à vivre dix minutes d'une intensité rare. Bojan Krkic pensait renverser la situation en catapultant le ballon au fond des filets, mais c'était sans compter sur Frank De Bleeckere, l'arbitre de la rencontre, qui refusait le but pour une main de Yaya Touré. Finalement, le verrou intériste ne lâchait pas une seconde fois. Au terme d'une opposition de style des plus tonitruantes, le génie de Lionel Messi ne pouvait rien faire pour contrecarrer les plans de José Mourinho.
Le pari était gagné pour le Mou. Et comment ne pas se souvenir du contraste entre la désillusion des Barcelonais et la joie du "Special One". Au coup de sifflet final, impossible de le contenir. À l'image de tous ses soldats, il courait partout sur le terrain, sans savoir exactement où il allait, mais en pointant son index vers le ciel. Un symbole. Victor Valdes essayait bien de l'en empêcher, mais c'était impossible. Il devait exulter, lui l'ancien traducteur du Barça qui avait côtoyé Guardiola quand il était joueur. Après la rencontre, en conférence de presse, il relatait ce moment de gloire. «Nous avons été une équipe de héros. Nous avons transpiré du sang. C'est dommage, je ne pouvais pas jouer, car j'ai le même sang qu'eux. J'ai déjà remporté une Ligue des champions mais c'était encore mieux aujourd'hui, commentait-il, jouissif. C'est la plus belle défaite de ma vie.»
De son côté, Pep Guardiola était resté stoïque. «Nous avons perdu contre une grande équipe et un grand coach. Je n'ai rien à reproché à mes joueurs», réagissait-il après la bataille. Mourinho emmenait l'Inter Milan en finale de la Ligue des champions pour la première fois depuis 1972. Contre le Bayern Munich, un doublé de Diego Milito propulsait l'Inter Milan sur le toit de l'Europe (2-0). Cette année-là, le club lombard remportait le triplé, Championnat-Coupe-Ligue des champions. José Mourinho, lui, rejoignait le Real Madrid dans la foulée... Ce match était également le socle fondateur du début de l'affrontement entre les deux hommes. Un duel qui allait perdurer des années durant.
- 消息参考来源: FRANCEFOOTBALL
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